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Hippy

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les enfants de '68...


a la recherche du nouvel ennemi

Catégories : #Politique

A la recherche du nouvel ennemi (I)

 

Rufin, Mandraud et les polices contre « l’écoterrorisme »

dimanche 4 janvier 2009 par Pièces et main d’œuvre

C’est un lieu commun de la critique que le pouvoir qui nous gouverne, comme tous ceux qui l’ont précédé, maintient l’ordre et la cohésion en désignant sans relâche des ennemis, intérieurs et/ou extérieurs, des boucs émissaires, au ressentiment des gouvernés. Il est moins fréquent de lire que ce même mécanisme sacrificiel régit les sociétés, grandes ou petites, avec ou sans Etat, archaïques ou contemporaines. Quelquefois, dans certaines sociétés, anciennes ou primitives, c’est au hasard qu’on choisit le bouc émissaire. Plus souvent, ce choix obéit à des règles et à des rites rigoureux et précis. Et d’autres fois encore, "l’ennemi traditionnel", intérieur ou extérieur, fournit sa bonne tête de Turc.

 

Aujourd’hui : les "écoterroristes", auxquels "Le Monde" a consacré une pleine page de mise en garde, sous la plume d’Isabelle Mandraud, sa journaliste en charge des affaires policières. Où l’on croise un chef de gendarmerie, deux praticiens de l’expérimentation animale, un auteur de polars américain, et Jean-Christophe Rufin, auteur de Le Parfum d’Adam, "un récit très documenté", selon Isabelle Mandraud, sur les "écoterroristes". On verra dans ce texte ce qu’il en est de la valeur documentaire de ce récit, comme de l’article d’Isabelle Mandraud.

(Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous).

 

Rufin, Mandraud et les polices contre « l’écoterrorisme »
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A la recherche du nouvel ennemi (II)

Le CRSSA, Fort Detrick et les États contre le bioterrorisme

mardi 20 janvier 2009 par Pièces et main d’œuvre

 

Dans une livraison précédente, nous avions démonté la fabrication de l’« écoterrorisme », ennemi à peu près imaginaire, par le FBI, l’écrivain barbouze Jean-Christophe Rufin, auteur de Le Parfum d’Adam, et Le Monde, sous la signature d’Isabelle Mandraud. (Voir http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...)

 Nous traitons aujourd’hui du « bioterrorisme », un ennemi bien réel et d’une toute autre ampleur que la galéjade « écoterroriste » ; mais un ennemi qui n’est pas celui qu’on croit. C’est qu’à l’exception de la contamination à la salmonelle d’un bar à salades de l’Oregon, par la secte des Rajneeshee – sans aucun mort -, les milliers de victimes de la guerre biologique ont été empoisonnés par les spécialistes des armées de l’Etat : ceux-là même qui nous alertent contre le « bioterrorisme ».

 

Mieux. Les envois de lettres empoisonnées à l’ « anthrax », aux Etats-Unis, en 2001, amalgamés aux attentats du 11 septembre, ont servi à un déchaînement sécuritaire, législatif et techno-scientifique, dont ont profité tous les Etats, et tous les appareils militaro-scientifiques de la planète. Or les autorités américaines savaient dés octobre 2001, et leurs pareilles étrangères, dés novembre, que la souche de charbon utilisée pour ces envois provenait du laboratoire militaire de Fort Detrick, dans le Maryland. Le dernier suspect officiel dans cette affaire, le Dr Bruce Ivins, chercheur à Fort Detrick, s’est opportunément suicidé en juillet 2008, clôturant du même coup, la très nonchalante enquête du FBI.

 

Sept ans plus tard, le fin mot de la « guerre au bioterrorisme ». Ce qu’elle a permis. Ce qui a changé. Ce qui a été perdu sans retour. L’Histoire telle qu’on nous la concocte au Service de Santé des Armées et au laboratoire P4 Biomérieux de Lyon.

 

Ne manquez pas notre prochaine livraison consacrée à la recherche du nouvel ennemi : cette fois, c’est bien de vous qu’on parle.

 

(Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous).

Le CRSSA, Fort Detrick et les États contre le bioterrorisme
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A la recherche du nouvel ennemi (III)

Crises, catastrophes, nouvelles menaces et risques émergents :

l’ennemi, c’est l’humain

samedi 4 juillet 2009 par Pièces et main d’œuvre

Cette fois, c’est de vous que l’on parle.

Après l’ "écoterrorisme", ennemi à peu près imaginaire, démonté dans un premier chapitre, et le "bioterrorisme", ennemi bien réel dont nous avons, dans un deuxième chapitre, décrit l’éclosion dans les laboratoires civils et militaires de l’Etat, nous terminons cette série "A la recherche du nouvel ennemi" avec les atteintes à la "Sécurité globale" : crises, catastrophes, nouvelles menaces et risques émergents, tels que le pouvoir les dessine dans ses scénarios de prospective pour 2025.

 

Voici l’avènement de l’Ordre Vert sous l’omniprésente administration de l’ONU, dans un monde en contraction où s’effondrent les frontières entre local et global, intérieur et extérieur, temps de paix et temps de guerre.

 

Même les amis de l’Etat, esprits supérieurs, confessent quelquefois avec un fin sourire, l’impossibilité de gouverner sans offrir au ressentiment des gouvernés une succession de boucs émissaires, ennemis intérieurs, extérieurs, destinés à renforcer la cohésion du nombre autour de ses maîtres. Mais comment choisit-on ces ennemis ? Le "terrorisme" et l’islamisme, par exemple, présentent-ils plus d’avenir de ce point de vue, que la Chine et le Péril jaune ? Et en France même, depuis plus d’un demi-siècle, quelle fut l’écrasante réalité du terrorisme, sinon son origine étatique, quoique le plus souvent sous-traité aux réseaux corses ?

 

De la Rand (Research and Development) Corporation aux "livres blancs" de la Défense nationale, voyons comment les fabriques d’ennemis fournissent aux Etats et aux industries leurs prochaines cibles et leurs prochains marchés. Où se vérifie que l’accélération technologique et l’accélération sécuritaire sont l’avers et le revers d’un même emballement.

 

Où se voit surtout que la fuite en avant technologique s’actualise dans les "technologies vertes", "cleantech" ou "écotechnologies", grosses de perspectives durables pour la "croissance verte". C’est-à-dire en fait les nanotechnologies, la géo-ingénierie, le nucléaire et l’informatisation totale de la "planète intelligente", proposée par IBM, afin de créer la cyberville-machine, globale, numérisée. Le décor de l’Ordre Vert où chacun, pour la survie de tous, se plie déjà aux règles de l’écologiquement sacré, faute de quoi il devient le nouvel ennemi de "’l’humanité élargie". "Post-humains", "transhumains", "cyborgs", "Successeurs", "hommes bioniques", "augmentés", et autres "Singularités" ou "intelligences non-anthropomorphes", que l’Université, la Science, l’Industrie et l’Etat, nous présentent désormais comme notre futur inéluctable et désirable.

 

Etes-vous un mauvais Terrien ? Nous examinerons votre cas le jeudi 9 juillet à Foix (Ariège), à 17 h30 à la salle L’Esquive, lors du débat sur la tyrannie technologique organisé dans le cadre du festival Résistances par l’Observatoire de l’Evolution, avec le groupe Oblomoff, Guillaume Carnino (Editions L’Echappée) et Pièces et Main d’oeuvre.

 

(Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous.)

L’ennemi, c’est l’humain
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